ref:AD1241


HISTORIQUE
DU 27e GRDI
Chronologie:
- Réunion des échelons "a" et "b" (02 au 04-09-39) au centre mobilisateur de Pontivy autour d'un noyau
actif venant du 20e dragons de Limoges.
- Mis à la disposition du secteur fortifié de Rohrbach (05 au 13-09-39).
- Mission d'interdiction de la vallée de la Blies.
- Dirigé sur Lunéville et Vigneulles (07-10-39).
- Fait mouvement par VF à destination d'Etaples (03-11-39).
- Entre dans le groupement de GR du Colonel Lestoquoi.
- Stationnement d'alerte à Ghyvelde-Teteghem et Petite-Synthe (Nord) (29-11-39 au 10-04-40).
- dispersion des éléments du GR chargés de missions diverses:
- Les éléments motorisés:
- dirigés sur l'île de Beveland pour assurer la liaison avec l'Armée hollandaise et interdire l'entrée de
l'isthme de Wondrecht (en liaison avec la 1e DLM) (10-05-40).
- Franchissement de l'Escaut (11-05-40) liaison avec le 2e GRDI à Karpelle.
- Devant l'avance allemande à Rotterdam et Dordrecht, puis sur la Meuse à Rosendael, reçoit mission de relever
les éléments de la 25e DI à l'Ouest de Breda, puis se replier sur Anvers (16-05-40).
- A Menonval (Seine-Maritime) où le GR passe aux ordres du Xe CA pour défendre les passages de la
Bresle à Gamaches et prendre liaison avec l'Armée Anglaise (jusqu'au 31-05-40).
- Relevé par les troupes écossaises à Blangy (01 au 07-06-40), reçoit l'ordre de récupérer tous les éléments
de cavalerie dispersés pour défendre Lyons-la-Forêt (Eure) (08 au 10-06-40).
- Ordre de repli sur Forges-les Eaux, Vaucresson, Houdan, Conches (Eure).
- Dirigé sur Mortagne et Alençon (14-06-40).
- Fait mouvement sur Rennes par Laval où il forme îlot de résistance (17 au 19-06-40).
- Le commandant du GR tentant de rejoindre la Loire est fait prisonnier à Nantes avec son peloton de
commandement.Certains éléments ayant pu franchir la Loire à Thouaré et au Pellerin, rejoignent la 1e
DLM à Moncontour ; après une défense opiniâtre, ils parviennent à décrocher en direction de Airvault-Blanzac
(Charente).
- Les éléments montés:
- sont embarqués à Straszeele à destination d'Hulst (Hollande) (10-05-40) et couvrent à Doel le
déploiement du 48e RI, (20-05-40).
- Action retardatrice en direction de Saint-Venant (Pas-de-Calais).
- Dirigés sur Saint-Omer pour l'organisation défensive de Lederzeele (Nord) (25 au 31-05-40).
- Prise de Watten, replis successifs jusqu'à Lederzeele.
- Menacés d'encerclement à Wormhoudt, parviennent à rallier et prennent liaison à Bray-Dunes avec le secteur
fortifié des Flandres (28-05-40).
- Défense du canal de la Bassée et de Colme en liaison avec les unités de la garde Anglaise.
- Décrochage, canal des Chats, Teteghem.
- Embarquement à Dunkerque du commandant de l'escadron et du groupe de tête ( les autres groupes n'ayant pu
rejoindre) pour Douvres et Bournemouth (04-06-40).
- Embarquement à Plymouth pour Brest (07-06-40).
- Fait mouvement sur Lisieux et Alençon (11 au 17-06-40).
- Accolé à Berville au 32e GRDI, est engagé à Pont-d'Ouilly (Calvados).
- Replis successifs dans la région de Chateaubriand, puis arrivée à Limoges.
Combats:
- Bréda (hollande) : 14-05-40.
- Hoogereide (Hollande) 15-05-40.
- Wormhoudt (Nord) 28-05-40.
- La Bresle (Somme) 21 au 31-05-40.
- Gamaches (Somme)
- Lyon la Forêt (Eure) 08 au 10-06-40.
- Pont d’Ouilly (Calvados) 15-06-40.
- Moncontour (Vienne) 21-06-40.
Citations:
Le 27e GRDI a reçu une citation collective à l’Ordre de l’Armée. Cette citation comporte
l’attribution de la Croix de Guerre avec Palme.
Description de l'insigne du groupement:
"Rondache de sinople à la chouette éployée de candide, le col ceint d'un lac auquel est appendu l'insigne de
la croix de guerre. Surchargé en abîme d'une moucheture d'hermine surmontée de trois étaies de sinople. En pointe,
le nombre 27 en chiffre de sable dans une otelle d'argent."
Symbolisme de l'insigne:
A part l'escadron à cheval qui provenait du 20e dragons à Limoges, les personnels du 27e
GRDI étaient, à près de 90%, vendéens ou bretons. Cette double origine géographique inspire le choix des motifs de
l'insigne.
Lorsque les vendéens prirent les armes contre la République Française en 1793,puis contre le roi Louis-Philippe en
1830, ils ne se montraient que la nuit comme des chats-huants. La déformation verbale du nom de l'oiseau leur valu
alors le surnom de "Chouans". En outre, ils imitaient le cri de la chouette comme signe de ralliement. Depuis cette
époque, la chuette personnalise la Vendée.
La représentation héraldique de la fourrure d'hermine reste l'apanage de la Bretagne depuis qu'elle lui a été
apportée, en 1213, par Pierre de Dreux, dit "Mauclerc".
Sur la poitrine de la chouette, la moucheture d'hermine est surmontée par trois chevrons verts qui rappellent les
trois soutaches vertes de l'écusson réglementaire des GRDI.
Enfin, la croix de guerre suspendue au cou de la chouette est celle qui à été attribuée à la formation par la
citation du 2 septembre 1940.
Haut de page