Historique du 21e Bataillon de Chars de Combat (BCC):
(Filiation par F.Sinibaldi - Introduction et chronologie par C.Aïcardi)
Filiation:
C’est à partir du Centre mobilisateur 507 de Metz, que le 21e BCC est constitué le 2 septembre à Mourmelon, avec des noyaux des 507e et 512e Régiments de Chars de Combat (RCC) complétés par des réservistes de la région parisienne et champenoise
Introduction:
L'énorme déficit des ressources en personnels et des approvisionnements de matériels va considérablement ralentir la mise sur pied du bataillon qui le 7 octobre lorsqu'il rejoint son affectation, n'a pas encore ses dotations complètes.
L'unité est équipée de 45 chars R 35 (dont 5 sans canon), elle est commandée par le commandant André CAILLES, rattachée administrativement au 517e Groupe de Bataillons de Chars de Combat (GBCC) et affectée à la V° armée.
Les unités sont commandées par: le Cne Gil (1ère Cie), le Cne bruck (2e Cie), le Cne Perat (3e Cie), le Cne Robert ( Cie échelon).
La création des quatre Divisions Cuirassées (DCr) de janvier à mai 1940 et les pertes notables subies lors des combats obligent l'Etat-major à de nombreuses réorganisations dans la répartition des bataillons de chars de combat au sein des armées et des groupements auxquels ils sont rattachés.
Le 21 B.C.C. restera affecté à la V° armée mais apparait rattaché au 508e GBCC sur l'ordre de bataille du 10 mai 1940.
De mai à juin 1940, au cours des derniers engagements auxquels participeront les BCC, certains seront totalement détruits et beaucoup d'autres fortement diminués; en dehors des combats, des unités seront contraintes à saboter leurs matériels afin qu'il ne tombe pas aux mains de l'ennemi. Les débris de ces formations, souvent isolées sur le terrain et coupées de leur chaine hiérarchique seront, dans le meilleur des cas, regroupés dans des formations et sous des commandements de circonstance pour leurs ultimes combats.
Chronologie:
Le 7 octobre le bataillon fait mouvement sur Cuperly à 13k m au nord-est de Chalons sur Marne.
La période du 8 au 23 novembre permet d'instruire les personnels sur les matériels nouveaux qu'ils ne connaissent pas.
Le 24 novembre le bataillon est déplacé par voie ferrée, débarque à Domfessel (Bas-Rhin) et cantonne jusqu'au 26 janvier 1940 à Goezenbruck et Sarreinsberg. Il est rattaché au 508 GBCC.
Du 27 janvier au 16 février, un séjour au centre d'instruction de la V° armée à Blamont, permet de parfaire l'instruction des personnels.
du 18 février au 6 juin, le régiment est placé en réserve en zone de stationnement, prêt à intervenir.
Le 7 juin les compagnies sont dissociées:
1ère compagnie est mise à la disposition du général commandant le Secteur Fortifié de Rohrbach (SFR). Du 13 au 20 juin, elle va assurer seule et sur une profondeur de 80 kilomètres la sécurité et le repli des unités d'infanterie.
Les 2e et 2e compagnies mises successivement et parfois simultanément aux ordres des 54, 62 et 103 divisions d'infanterie devront faire face du 9 au 20 juin à une multitude de missions qui vont éparpiller les chars dans un polygone de 20 à 30 kilomètres.
Les chars mèneront le combat jusqu'au bout et lorsque les survivants, regroupés au col du haut Saint-Jacques recevront à 16 heures l'ordre de rédition les derniers chars seront incendiés pour ne pas tomber aux mains de l'ennemi.
Citation:
Les propositions de citations collectives à l'ordre de l'Armée pour la 3ème compagnie puis pour le bataillon, formulées par le général commandant la Vème Armée, n'ont pas été retenues.