Le 9e régiment de spahis (RS) est créé en Algérie le 1er janvier 1921. Constitué de deux escadrons issus de la province de Constantine et de deux escadrons provenant du 4e régiment de spahis tunisiens il est affecté au Maroc.
A son arrivée sur le territoire, il est engagé dans la campagne du Moyen-Atlas, au sud de Meknès et dans la région de Ghart, où il mène de durs combats et subit de lourdes pertes.
En septembre 1921 ses deux escadrons tunisiens rejoignent leur régiment d'origine et le 9e spahis, recomplété par des personnels en provenance des 3e et 8e régiments de spahis, participe à la pacification du Maroc dans la région de Marrakech.
Affecté en métropole en décembre 1922, le régiment prend garnison à Vienne, quartier Saint-Germain, jusqu'en juin 1925.
Pendant cette période le 9e spahis est jumellé avec le 3e spahis de Batna. Cadres et spahis, individuellement où par unités constituées, permuttent régulièrement entre Vienne et Batna.
En juin 1925, la révolte fomentée par Abdelkrim renvoie le 9e spahis en renfort au Maroc où il participe brillament à la guerre du Rif dans les régions de Taza de Tsoul et de Fez.
En janvier 1926, le Rif étant pacifié, le régiment est regroupé dans la zone cotière marocaine à partir de laquelle les unités participent à de nombreuses actions opérationnelles dans le nord du pays. En avril 1927, le régiment s'embarque pour la métropole et retrouve sa garnison de Vienne.
Les combats menés par régiment durant cette campagne apportent à l'étendard l'inscription:
En 1939, le 9e RSA constitue avec le 7e RSA d'Orange la 2e brigade de spahis placée aux ordres du colonel Marchal.
En janvier, le régiment est dans les pyrénées où il canalise l'exode des réfugiés espagnols. Le 28 août, il fait mouvement vers la haute Savoie et assure durant l'hiver 1939-40 la surveillance de la frontière Suisse. Début juin 1940, transporté dans le Doubs il est chargé de la couverture du 45e corps d'armée. Lors de l'offenssive allemande il freine l'avancée ennemie à l'Est de Besançon au prix de lourdes pertes et jusqu'à l'épuisement de ses munitions.
Le 18 juin 1940, cerné et sans munitions, ayant perdu le tiers de ses effectifs, il cesse le combat après avoir sauvé son étendard et reçoit les honneurs de la guerre de ses adversaires.
En 1941, le 9e RSA est dissous.
Remis sur pied à Batna à partir du 3e RSA le 1er avril 1943, le 9e RSA ne participera pas aux combats de la libération.
Réparti entre Batna, Biskra et Khenchela, il est constitué en octobre 1943, de trois groupes de 2 escadrons; en août 1944, il perçoit 30 half-tracks qui vont lui permettre d'être partiellment motorisé.
Le 1er octobre 1946 le 9e RSA est dissous à l'exeption d'un escadron de tradition qui prend le nom de 9e escadron de spahis algériens (ESA) et est rattaché au 9e régiment de chasseurs d'Afrique (RCA) de Batna.
Le 1er mai 1948, le 9e ESA entre dans la composition du 9e groupe d'escadrons de spahis algériens (GESA) mis sur pied à Constantine. Cette formation est dissoute le 31 octobre de la même année à Batna et le 9e ESA reprend son appellation et son rattachement au 9e RCA.
Le 1er novembre 1948, le 9e ESA stationne à Batna avec un peloton détaché au poste de Kenchela.
Le 26 janvier 1952, le 9e ESA, moins le peloton de Kenchela, est envoyé en Tunisie; il opère dans la région du Kef jusqu'en mars, participe au maintien de l'ordre jusqu'en février 1955 puis est affecté à la surveillance de la frontière avec l'Algérie jusqu'à janvier 1956.
De retour à Batna, le 9e ESA est dissous le 26 janvier 1956.
Entre temps, le 31 octobre 1954 le peloton de Kenchela est attaqué lors du déclanchement de la rebellion en Algérie et le sous-lieutenant Darnaud est tombé, les armes à la main, en défendant son poste; il fut le premier officier tué au combat de la guerre d'Algérie. Le 1er décembre 1954, le peloton de Kenchela est dissous et forme le noyau du 11e escadron de spahis algériens (ESA) qui est créé.
Le 15 janvier 1956, le 9e ESA dissous et le 11e ESA vont former un nouveau 9e groupe d'escadrons de spahis algériens (GESA).
Initialement sgationné à Khenchela et à Batna le 9e GESA va participer aux opérations de maintien de l'ordre en Algérie (Voir la fiche "Algérie" du régiment).
Le 1er novembre 1958, le groupe perd son qualificatif "d'algériens" et devient le 9e groupe d'escadrons de spahis (GES).
Le 1er août 1959, le 9e GES devient le 9e régiment de spahis (RS).
Le 1er septembre 1962, la dissolution du régiment est prononcée. Une dernière prise d'armes au camp de l'Emir, près de Tiaret, rassemble le régiment pour les adieux à son étendard avant qu'il ne soit déposé à l'Hôtel des Invalides.
Pour les actions du régiment en algérie, l'étendard reçoit une dernière inscription: