L’origine du régiment remonte au 4 octobre 1676 lorsque Louis XIV crée "Languedoc-dragons" lequel deviendra suite à l’ordonnance du 17 mars 1788 "chasseurs du Languedoc".
Après la révolution, la loi du 1er janvier 1791 supprime les noms portés par les régiments qui sont alors distingués par leur numéro, c’est la naissance du "6e régiment de chasseurs".
Sous les deux restaurations il sera appelé en 1814 "chasseurs du Berry" puis "chasseurs de Charente" le 1er avril 1816. A partir de 1825, il reprend le nom de "6e régiment de chasseurs à cheval" qu’il conservera jusqu’à sa dissolution en 1928.
Sous ses anciennes dénominations, le régiment est engagé dans différents conflits; en 1688 à 1697 durant la guerre contre la Ligue d'Augsbourg, de 1701 à 1713 lors de la succession d'Espagne, puis en 1719 su ce même territoire, lors de la Succession de Pologne de 1733 à 1735, la succession d'Autriche de 1740 à 1748, puis la guerre de Sept Ans de 1756 à 1763.
Le 6e chasseurs qui a servi à l'armée Italie pendant le consulat sera conservé sur ce territoire pendant pratiquement tout l'Empire.
D'abord à l'armée d'Italie qui, grâce à la paix, à été réduite à 25 000 hommes le 22 mars 1802 par l'arrêté en date du 27 février, puis à l'armée d’occupation du royaume de Naples du roi joseph Buonaparte en Calabre et dans les Abruzzes.
Le 1er mars 1815 Napoléon quitte l’île d’Elbe et le 20 mars il entre dans la capitale. Mais les alliés reprennent les hostilités. Très vite il faut réorganiser l’armée et chaque régiment reprend son ancienne dénomination. Le régiment est affecté dans un premier temps à la 2e division de cavalerie du général Rosnyvinen à la brigade Hubert.
Dirigé sur la Belgique le régiment, passe, avec le 1er chasseurs, au 2e corps du général Reille à la division Piré. Le 16 juin après avoir bivouaqué à Ligny il combat au Quatre-Bras, participe à la défaite les troupes anglo-hollandaises puis, est engagé à Waterloo le 18 juin où malgré ses charges menées par le colonel de Faudoa ses restes doivent retraiter sur la capitale.
Le 1er juillet à Rocquencourt, le régiment, sous les ordres d’Exelmans à la brigade Piré, participe à la dernière victoire de l’Empire sur les Prussiens; mais ne pouvant exploiter son avantage, il se replie dans la banlieue parisienne à Montrouge.
Lors de la seconde abdication de Napoléon en 1815 il est une nouvelle fois dissous, mais sera recréé en 1816 sous le nom de "régiment de chasseurs de Charente", qui deviendra en 1825 "6e régiment de chasseurs à cheval".
En 1831, après la révolution de juillet 1830, le Roi Louis-Philippe réorganise l’armée. Par décision du 19 février 1831, les cinq premiers régiments de chasseurs à cheval deviennent régiment de lanciers. De par cette décision, les régiments sont décalés dans leur numérotation et le 11e chasseurs prend le 6e rang de la subdivision d’arme et tient successivement garnison à Lunel, Carcassonne et Sarreguemines.
De 1865 à 1869 le régiment est en opération sans répit en Afrique du Nord.
En décembre 1865, l’Agha d’Ouargla, Si Lala, avait prêché la guerre sainte aux nomades de cette région et l’insurrection s’était rapidement propagée dans tout le sud de l’Algérie. Le 6e chasseurs en compte à la colonne Cerez participe à la répression et s’empare de Ouargla.
Le 1er août 1870, le 6e chasseurs aux ordres du colonel Bonvoust, avec le 1er régiment de hussard, est en compte à la VI° armée du Rhin à la division de cavalerie du général de Salignac Fénélon, brigade Tilliard.
Le régiment combat à Mousson le 12 août 1870 puis, avec la division Margueritte où il est rattaché, il charge avec les régiments de chasseurs d’Afrique, sur le plateau d’Illy près de Floing, les troupes prussiennes de Bismarck. Presque entièrement décimé, le reste du régiment est fait prisonnier à Sedan et interné en partie en Allemagne à Darmstadt, en partie à Offenbach.
Suite à la capitulation de Sedan, il est constitué la seconde armée de la Loire sous les ordres du général Chanzy. Le 17e corps de cette grande unité est composé, entre autres , d’une division de cavalerie formée des rescapés de Sedan et de l’escadron de dépôt du 6e chasseurs. Cet ambrion est à la base du 6e régiment mixte qui fait partie de la 1ère brigade du général de Landeville avec le 4e lanciers de marche et le 5e régiment mixte de ligne.
Il est à noté que c’est le chef de corps du 6e chasseurs le colonel Maillard de Landreville qui, après la défaite du régiment à Sedan, avait pris le commandement du 6e régiment de chasseurs puis devenu général assure le commandement de la 1ère brigade.
De décembre 1870 à janvier 1871, le régiment combat au nord de la Loire et particulièrement au Mans les 11 et 12 janvier. L’armistice franco-prussien du 28 janvier 1871 mettra fin à cette guerre.
De 1971 à 1914, période de paix, le régiment sera en garnison à Lille.
Le 11 août 1914, dès le début de la guerre, le 6e régiment de chasseurs est engagé en Belgique. Le 25, lors d’un bombardement à Martagne-la-Petite il perdra son chef de corps le colonel de Gramont ainsi que le second le lieutenant-colonel Sanson.
Après l’armistice du 11 novembre de 1918, le régiment rejoint le quartier Kleber retrouvant sa garnison de Lille le 12 octobre, il est rejoint fin décembre 1918 par son escadron de dépôt qui s’était replié à Niort durant la guerre. Les noms de: