retourédité le 28 février 2010


HISTORIQUE
DU 4e REGIMENT DE CUIRASSIERS
(par le Lt-colonel (H) Henri Azema)
En 1643 après la mort de Louis XIII, la Reine Anne d’Autriche alors Régente charge le Comte de Maugiron de lever pour elle un régiment de
cavalerie par commission du 4 juillet 1943. Ce régiment prend le nom de "La Reyne Mère" donné à Marie Thérèse, épouse de Louis XIV, il prend en
1666 le nom de "La Reine". En 1791 il devient "4e régiment de cavalerie" puis en 1802 "4e régiment de cavalerie
cuirassiers", enfin en 1803 "4e régiment de cuirassiers". Il changera encore de dénomination en 1815 pour devenir "cuirassiers
de Berry" et cent ans plus tard, en 1916 "régiment de cuirassiers à pied".
Sous les anciennes dénominations de la royauté, le régiment participe à la guerre de trente ans 1643-1648, la Fronde de 1653-1659, la guerre de
Dévolution 1667-1668, de Hollande 1672-1678, celle de la ligue d’Augsbourg 1686-1697, de la succession d’Espagne 1701-1713 puis 1719-1720, de
succession de Pologne 1733-1735, de succession d’Autriche 1740-1748 et la guerre de Sept Ans 1756-1763.
Jusqu’à la révolution le régiment occupe diverses garnisons et c’est à Sarrebourg où il est stationné que, "Reine Cavalerie" apprend, par
ordonnance en date du 1er janvier 1791, son changement de dénomination pour devenir "4e régiment de cavalerie".
LES CAMPAGNES DE LA REPUBLIQUE et de l’EMPIRE:
Le 1er régiment de cavalerie sera successivement affecté à l’armée du Centre en 1792, à l’armée de Moselle 1793-1794, à l’armée de
Sambre et Meuse 1794-1797, à l’armée du Danube en 1799, à l’armée du Rhin en 1800.
- 1792: Le 4e régiment de cavalerie participe à la canonnade de Valmy le 20 septembre et prend part à la poursuite des
coalisés jusqu’à Longwy leur infligeant de lourdes pertes.
- 1793: Avec l’armée de Moselle qu'il a rejoint le 1er octobre, le régiment combat les 22/23 novembre à Kaiserslautern,
et Kreutnach puis s’installe dans le Palatinat.
- 1794: Avec l’armée de Sambre et Meuse de Jourdan, sous les ordres du colonel d’Alban il se distingue à Fleurus le 26 juin en mettant
en déroute l’armée autrichienne.
Le 2 octobre, le régiment s’installe à Metz pour l’hiver. Il est sous les ordres du chef d’escadrons Laplanche qui gardera ce commandement
jusqu’en 1803.
- 1795-1800: Le 4e régiment de cavalerie combat ensuite dans les différents conflits à Wetzla, Wurtzbourg, Gissen en 1796, Neuwied
le 18 avril 1797 puis avec l’armée du Danube à Stockart en 1799 et Hohenlinden le 3 décembre 1800.
De ces campagnes les noms de "Valmy 1792" et "Fleurus 1794" seront portés à l’étendard.
- 1803: Suite au décret du 24 septembre 1803 le régiment devient "4e régiment de cuirassiers".
- 1804: Le 4e cuirassiers tient garnison à Metz il est commandé par le colonel Herbault
- 1805-1806: Affecté à l’armée de Masséna en Italie avec les 6e,7e et 8e cuirassiers, il est en compte à la
division de cuirassiers du général Pully. En 1806 il est employé à la conquête de Naples et dans l’affaire du Tagliamento avant de rejoindre son
dépôt à Lodi qu’il quitte fin octobre 1806 pour rejoindre la Grande Armée à Berlin où il arrive le 16 décembre.
- 1807: Le régiment commandé par le colonel Fulgent Herbault fait partie de la réserve de cavalerie de Murat à la 3e division du
général Brigitte d’Espagne, brigade de cuirassiers Reynaud. Il combat le 10 juin à Hielsberg où son impétuosité et son
courage vaut au régiment une nouvelle inscription à l’étendard. Ce sera ensuite la capitulation de Königsberg et la poursuite de l’armée russe
jusqu’à Tilsitt.
- 1808: le régiment est en garnison dans plusieurs villes dont Redkim et Lobing. Au mois de mai il est à Bayreuth et y tient garnison jusqu’en
septembre puis successivement se sera Neustadt, Dillingen, Rain, Scrobrenhausen.
- 1809: A l’armée d’Allemagne le 4e cuirassiers, lors de la V° coalition, occupe Moringen le 15 avril, entre à Passau le 26 avril
puis combat à Essling le 2 mai où il charge à plusieurs reprises. Le 4e cuirassiers se fait particulièrement remarquer en assaillant
le flanc des troupes autrichiennes de Rusenberg. Mais les pertes sont lourdes et le régiment jusqu’en juillet se reconstitue à Ebersdorf à l’Est
de Vienne. Le 5 et 6 juillet, commandé par le colonel Ababrandi Borghèse, il est avec le 6e cuirassiers à la brigade Raynaud, division
Arrighi à Wagram. Une nouvelle fois, par ses charges, il fait montre da sa valeur et apporte au régiment une nouvelle
inscription à son étendard.
Le 4e cuirassiers tient ensuite successivement garnison à Pfaffenhausen, Ebersdorf et Vienne.
- 1810: De retour en France, il s'installe à Caen avec deux escadrons à Falaise.
- 1811: Le régiment est dirigé en septembre sur le camp d’Utrecht puis se porte sur Erfürt en Allemagne le 12 novembre.
- 1812: Lors de la campagne de Russie avec les 7e, 9e et 12e cuirassiers, sous le commandement du colonel
Dujon, il est à la division Doumerc. Le 18 août, il combat à Polotsk, le 24 octobre à Uczaez puis ce sera le repli sur Wilna. Les rescapés de
la retraite de Russie se regroupent à Elbing, soit 2 officiers, 6 sous-officiers, 90 hommes et 18 chevaux.
- 1813: Le régiment fait partie du corps de cavalerie de Latour-Maubourg à la 3e division Doumenc avec les 7e et 14
e cuirassiers. Le régiment, à 3 escadrons, combat les 20 et 21 mai à Bautzen puis à Dresde en saxe les 20 et 27
août où sa conduite exemplaire honorera l’étendard d’une nouvelle inscription. Le 18 octobre c’est Wachau, le lendemain c’est la bataille des
nations à Leipzig puis, retraitant sur la France, le régiment franchit le Rhin le 2 octobre et ses restes passent les deux derniers mois de
l’année à Kreutznach.
- 1814: La guerre s’étant portée sur le territoire national le 4e cuirassiers est engagé le 11 janvier à Charmes, le 29 à Brienne
puis ce ne sont que des combats sporadiques d’une poignée d’hommes à Champaubert, et Vauchamp. Réorganisé le régiment bataille le 25 mars à la
Fère Champenoise, le 18 mars à Montseigle avant un dernier combat sous les murs de Paris.
Le 6 avril Napoléon abdique. Les debris du régiment sont regroupés à Caen. Seul demeure en en Allemagne un détachement qui, avec des escadrons
d’autres unités (1er 2e et 3e cuirassiers) formera, pour le temps du siège de Hambourg, le 15e
régiment de cuirassiers.
"Heilsberg 1807" - "Wagram 1809" - "Dresde 1813"
les noms de ces victoires du ler Empire viendront s’ajouter à l’étendard.
Après l’abdication de l’Empereur Napoléon, par décret du 12 mars 1814 de la 1ère Restauration, le 4e régiment de cuirassiers
prend le nom de "cuirassiers d’Angoulême", il ne conservera sa nouvelle appellation que 10 mois.
LES CENT-JOURS:
Le 1er mars 1815 Napoléon quitte l’île d’Elbe. Le 20 mars, il entre dans la capitale. Mais les alliés reprennent les hostilités. Très
vite il faut réorganiser l’armée et chaque régiment reprend son ancienne dénomination.
Le 16 juin le régiment est engagé à Ligny sous les ordres du colonel Habert où il participe à la défaite de la cavalerie prussienne. Le 18 juin
ce sera Waterloo où le régiment se distingue et inscrit une des plus belles pages de son histoire, mais ne peut forcer la victoire.
DEUXIEME RESTAURATION:
Le 30 août 1815, après la période dite des 100 jours, nouvelle organisation de l’Armée voit le jour. Le 4e cuirassiers est
dissous puis est reformé sous le nom de "régiment de cuirassiers de Berry n°4".
Entre 1816 et 1826 il tient successivement garnison en Champagne (1816-1823), à Epinal (1823-1825), puis Nancy, Amiens, Vesoul et Vendôme
(1825-1830).
Toutefois en 1823, le régiment est dirigé sur l’Espagne le 10 février pour aider le roi Ferdinand III à retrouver son trône. Il ne
participera qu’à un seul engagement à Puebla del Principe. Il rentre en France le 7 janvier 1824 et reprend garnison à Epinal.
Après la Révolution de 1830, sous le règne de Louis-Philippe, par ordonnance du 4 août, le régiment retrouve sa dénomination de "4e
régiment de cuirassiers".
Hormis l’expédition en Belgique pour soutenir l’œuvre de la conférence de Londres de novembre 1832 au 14 janvier 1833, le régiment ne participera
à aucune action de guerre jusqu’en 1870.
LE SECOND EMPIRE:
En 1869, le régiment à quatre escadrons, commandé par le colonel Billet, fait partie de la 2e division de réserve de cavalerie du
III° corps d’armée du général Bonnemains. Il est, avec son frère d’armes le 1er cuirassiers du colonel Leforestier de Vandoeuvre à la
1ère brigade du général Girard. Le régiment est au camp de Chalons lorsqu’il reçoit le 20 juillet l’ordre de rejoindre Lunéville.
A la déclaration de guerre le 4 août 1870, par Saverne, il est poussé sur Haguenau où il arrive le 5 août. Le 6 août il est engagé à la bataille
de Frœschwiller et plus particulièrement à la glorieuse mais vaine charge de "Reichshoffen" où il perd son colonel fait prisonnier ainsi que de
nombreux cuirassiers.
L’Alsace perdue, le régiment est reconstitué et entre dans la composition de l’armée de Chalons. Le 23 août par Chalons et Raucourt il rejoint
Sedan le 31 août après avoir combattu à Beaumont. Les hostilités cessent le 3 septembre le régiment encerclé se constitue prisonnier.
Après la capitulation de l’Empereur Napoléon III, la République est proclamée. Et à partir des restes des régiments des 1er, 3e
, 5e, 8e de la même subdivision d’armes, il est formé le "4e régiment de cuirassiers de marche" à Ancenis
le 1er novembre 1870. Toutes les actions de ce nouveau régiment se résumeront à des missions de reconnaissance dans les régions
d’Orléans, Vendôme, du Mans et de Laval.
Le 30 janvier 1871 après les préliminaires de paix le 4e R.C.M contribue à la reconstitution du 4e régiment de cuirassiers
le 26 mars 1871.
Entre 1871 et 1889, le 4e régiment de cuirassiers mène une vie calme de garnison, entrecoupée de stages dans les camps pour des
manœuvres.
LA GUERRE 1914-1918:
C’est dans sa garnison de Cambrai que le 31 juillet le colonel Ritleng reçoit l’ordre de départ du régiment. Le 4e cuirassiers, avec
son frère d’arme le 9e, appartient à la 3e division de cavalerie du général Dor de Lascour. Par voie ferrée il est dirigé
sur Abenton et va cantonner à Rumigny à l’est d’Hirson.
- Le 6 août 1914 il entre en Belgique dans la région de Bouillion où ses missions sont celles de la découverte. Le 8 il est à Liège, le 11
à Neufchâteau, le 15 à Dinant. Il combat à Gembloux le 19, puis à partir du 20 c’est la retraite vers le sud et le passage de la frontière le 22
près de Maubeuge.
Ce sont ensuite des combats de retraite qui amènent le régiment dans la forêt de Compiègne où il opère dans la région de Lévignen, Ermenonville,
Nanteuil le Houdun.
- La course à la mer:
Le régiment passe l’Oise à la Croix-Saint-Ouen et se porte sur vers Nesles. Dès lors les étapes du régiment vont jalonner le front qui sera fixé
plus tard: Lassigny, l’Echelles, Fouquescourt, Acheux, Vimy, Vermelles. Le 15 septembre il est dans la région d’Arras. Ses unités combattent
durement à La Bassée, Formelles et Notre Dame de Lorette.
Relevé le 27 octobre pour se reconstituer à Messine c’est à pied qu’il intervient dans la bataille de l’Yser. La Tour de Messine voit combattre
les premières unités de cavaliers à pied.
Pendant l’hiver le régiment est stationné dans la région d’Aire-sur-Lys puis est embarqué en février 1915 pour la Champagne où il est placé entre
en réserve entre Chalons et Vitry–le-François avant d’être envoyé en mars 1915 en Lorraine près de Lunéville d’où il est précipitamment embarqué
pour la Picardie un mois plus tard. Il sera employé aux tranchées à Foncqueville, Les Saules, Amancourt.
- Le 4e régiment de cuirassiers à pied:
La 30 mai 1916, par ordre n° 13809, le régiment de cuirassiers est démonté et ses escadrons concourent à former le "4e régiment de
cuirassiers à pied". Mis à la disposition du 33e corps d’armée il combattra le 12 novembre 1916 à Quennevière, Puisaleine puis
participe à l’offensive du printemps 1917; déplacé le 10 avril à Révillon par Fismes, il regagne ensuite la région de Meaux. Embarqué en auto
il débarque le 27 avril à Montgobert, près de Soissons, où il est affecté à la division provisoire de cuirassiers à pied qui regroupe les
4e, 9e et 11e cuirassiers.
Le 5 mai 1917 le 4e cuirassiers se couvre de gloire lors de l’attaque du Moulins de Laffaux. Son action sera récompensé par
l’attribution d’une citation à l’ordre de l’armée. Après quelques jours de repos, le régiment est embarqué en auto le 24 mai pour Coucy le Château
sur l’Ailette où il combattra jusqu’au 16 janvier 1918. Le 14 mars le régiment est regroupé à Senlis.
Il participe ensuite à des opérations de couverture dans la région de Noyon et combat à Ugny-le-Gay le 24 mars. Mis au repos le 15 avril, il
bivouaque dans la région de Mareuil-la-Motte avant de se porter dans le secteur de Plessis-de-Roye. Il est engagé à Lassigny et le Plemont en
juin 1918.
Transporté en champagne le 16 juin, il tient le secteur de Somme-Tourbe avant de participer aux derniers combats en Argonne.
L’Armistice le 11 novembre trouvera le 4e régiment de cuirassiers à pied dans la région de Grandpré-Vouziers.
S'ajoutent à l'étendard les noms de:
"L’Aisne 1917-1918", "Champagne 1918", "Argonne 1918"
- Le 26 décembre 1918 le régiment est dirigé sur l’Alsace. En 1919 la division de cavalerie à pied est dissoute, le 4e régiment de
cuirassiers à pied redevient le "4e régiment de cuirassiers".
Après une période d’occupation en Allemagne, le régiment rentre en France en 1922 et prend garnison à Lyon. En 1927 le 4e régiment de
cuirassiers est dissous.
Par décision ministérielle n°97641/2 de l’ENA en date du 1eroctobre 1935; l’ex groupe d’escadron d’auto- mitrailleuses, prend le nom
de "4e régiment de cuirassiers" et prend garnison à Reims.
LA GUERRE 1939-1945:
- Les premiers combats:
Le lundi 11 septembre 1939 le régiment, par Clermont en Argonne et Woëvre rejoint Sommelieue dans la Meuse où il s’installe de 19. Le 22
novembre il s’installe pour l’Hivers au sud de Cambrai.
Le régiment se compose d’un groupe d’escadrons de chars Saumua et d’un second groupe d’escadrons de chars Hotckichs.
Dans le cadre de l’opération "Breda" le régiment regagne la région de Tilburg en Belgique les 11/12 mai. A partir du 13 mai le régiment résiste
à la poussée allemande mais, dès le 16 mai, il retraite et avec la 1ère DLM et rejoint la région de Valencienne. Il combat le 18 mai
dans la forêt de Mormal, aux Quesnoy et subit des pertes importantes. Du 21 au 29 mai, les restes du 4e cuirassiers se replient sur
la Manche. Ils combattent le 23 au Mont Saint-Eloi, le 24 à Phalempin, et Seclin, le 26 à Carvin puis arrivent le 30 mai à Malo-les-Bains.
Un groupement est constitué à Coudekerque avec les reste des chars des trois DLM soit 21 chars Saumua et 18 Hotckichs.
Le 31 mai les débris du 4e cuirassiers embarquent sur la SS "Ingénieur Cachin" à Douvres, ils arriveront au Havre le 1er juin à 20 heures.
Le régiment rejoint le lendemain la région d’Evreux. Le vendredi 7 juin le reste du régiment, soit 300 hommes, forme le "4e régiment
de cuirassiers B".
Le 10 juin, le régiment repart au combat mais avec seulement 10 chars H 39 et 10 Chars Saumua. Il participe à la campagne de la Seine puis
à des combats de retraite à Percy/Eure, Le Mans. Il se replie par Partenay et Saint-Maixant sur Siorac-de-Riberac où l’armistice le trouvera le
25 juin.
Le "4e régiment de cuirassiers B"’ sera dissous peu de temps après.
- Le Maroc:
Le 4e régiment de cuirassiers est recréé au Maroc fin 1943 à partir d’un groupe d’escadrons du 5e régiment de chasseurs
d’Afrique. Il est équipé de chars léger M3A3 Stuart et de char M4A2 Sherman.
La 3e division blindée à laquelle appartient le régiment est dissoute en juillet 1944 et ses matériels placés en maintenance au
profit des autres divisions blindées. Par voie de conséquence, le 4e régiment de cuirassiers est dissous à la date du 16 juillet 1944.
- La fin de la guerre:
En 1944 à Reims est créé à partir du "4e bataillon de sécurité et de protection de la Marne" le "4e bataillon de cuirassiers
FFI" qui donnera naissance le 1er janvier 1945 au "4e régiment de cuirassiers".
Le 24 février 1945 le régiment quitte Reims pour Vendôme.
En septembre 1945 il rejoint la 3e division en Allemagne à Baumolder. Au printemps, suite à la dissolution de la 3e division
le régiment fait mouvement sur le camp de Mourmelon où il est équipé en matériel américains.
LES DERNIERES ANNEES:
En novembre 1951 le régiment quitte la Champagne et prend garnison en Wittlich en Allemagne.
Il rentre en France le 1er juillet 1968 et s’installe à Bitche.
C'est dans cette garnison que le 4e régiment de cuirassiers sera dissous le 30 juin 1997.
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