retourédité le 13 février 2010


HISTORIQUE
DU 2e REGIMENT DE CUIRASSIERS
(par le Lt-colonel (H) Henri Azema)
PREAMBULE:
La création du régiment remonte au 16 mai 1635 à partir de compagnies d’ordonnance et d’une compagnie de chevau-léger (d’Esclainvillers);
il est nommé "Cardinal Duc". Le 1er août 1643 le jeune roi Louis XIV rebaptise le régiment qui devient "Royal-Cavalerie".
Après la révolution en 1791 il est renommé "2e Régiment de Cavalerie" puis, en 1803, "2e Régiment de Cuirassiers".
Sous la 1ère Restauration, en 1814, il prend le nom de "Cuirassiers de la Reine" avant de retrouver sa précédente dénomination en
1815.
C’est sous le nom de "Cuirassiers du Dauphin" qu’il est reconstitué le 16 juillet 1816. En 1830 il prend définitivement le nom de "2e
Régiment de Cuirassiers".
Sous les anciennes dénominations de la royauté, le régiment participe
- au début de la dernière phase de la guerre de 30 ans (1635-1636) en Lorraine, dans le Palatinat et en Alsace,
- à la guerre contre la Hollande(1672–1678), celle de la Ligue d’Augsbourg (1692–1697), de la succession d’Espagne (1701–1713), de la guerre
de succession de Pologne (1733-1738), la guerre de succession d’Autriche (1740 – 1748), la guerre de Sept Ans (1756–1763).
LES CAMPAGNES DE LA REPUBLIQUE:
C’est à Lauterbourg en Alsace que par décret en date du 1er janvier 1791, que "Royal Cavalerie" change de dénomination et devient
"2e Régiment de Cavalerie".
Il sera successivement affecté à:
- L’armée du Rhin (1792-1796) où il se distingue à Rastadt le 5 juillet 1796, à Ettingen le 8 juillet, puis Stuttgart le 18.
- Il sert ensuite à l’armée de Mayence (1797-1798), puis à l’armée d’Angleterre (1798-1800).
- En 1800, affecté à l’armée de réserve il rejoint Dijon le 21 avril et fait mouvement vers la plaine du Pô par la Suisse. Avec les 3e
et 20e régiments il constitue la 1ère brigade de cavalerie sous les ordres du général Kellermann. Après avoir
franchit le col du grand Saint-bernard il est à Aoste le 8 juin, opérant en avant-garde il se déploie dans la plaine de Marengo le 14 juin où
il effectue plusieurs charges contre les troupes autrichiennes dont l’une en fin de journée qui décide du sort de la bataille. Deux drapeaux
autrichiens seront pris par le régiment qui capture également le général Zach.
Le nom de cette victoire "Marengo 1800" sera la première inscription à l’étendard.
- En 1801, après une année d’occupation en Italie, le régiment vient prendre garnison en France à Vienne.
- 1803: Suite au décret du 24 septembre 1803 il devient "2e Régiment de Cuirassiers". Affecté à l’Armée des côtes il s’installe à
Caen.
SOUS L’EMPIRE:
- 1805: A la Grande Armée, le 2e cuirassiers est commandé par le colonel Chouard. Il fait partie avec le 9e
cuirassiers de la brigade du comte Nansouty.
Laissant un escadron de dépôt à Caen, fort de trois escadrons, il quitte sa garnison le 28 août 1805. Après avoir passé le Rhin, il est à
Wertingen le 8 octobre et à Elchingen le 15. Il n’est pas engagé, mais reste en réserve. Le 2 décembre, il participe à la victoire d’Austerlitz
où ses charges au sein de la cavalerie de réserve de Murat permettent de mettre en déroute la cavalerie russe.
"Austerlitz 1805" sera la seconde inscription à l’étendard.
- 1806: Arrivant trop tard il ne participe pas à la bataille de Iena mais le lendemain, le 15 octobre, il se lance à la poursuite des corps de
Hohenlohe et Blücher en déroute et par Immenrode, Calbe, Potsdam entre à Berlin le 27 octobre. Il cantonne ensuite à Varsovie du 22 octobre 1806
au 13 janvier 1807.
- 1807: Le régiment est présent à Guttstad, puis Heibserg. Le 4 juin à Friedland il participe aux combats autour d’Heinrichdorf et, après
plus de quinze charges successives, il met en déroute la cavalerie russe d’Uverov. La poursuite amène le régiment à Tilsitt le 19 juin et à
Paskalwen où le trouve l’Armistice.
- 1808: Le régiment occupe successivement les garnisons de Wrietzn sur Oder, Hanovre et Bayreuth.
- 1809: Le 2e et 9eCuirassiers à la brigade Doumerc participent le 22 avril à la victoire d’Eckmühl. Le lendemain le
régiment est engagé à Ratisbonne; commandé par le colonel Chouard, il capture 200 autrichiens qui s’étaient fortifiés dans un village. Le 6
juillet il combat à Wagram. Un armistice étant survenu le 19 juillet, le régiment tient ses quartiers à Lintz puis en Allemagne.
- 1810: Le régiment cantonne à Brunswick jusqu’en décembre 1810.
- 1811: Le 7 septembre le colonel Rolland prend le commandement du 2e cuirassiers.
- 1812: Lorsque la campagne de Russie commence le régiment est en compte au 1er corps de réserve de cavalerie, 1ère
division de cuirassiers Saint-Germain, 1ère brigade Bessières. Le 20 juin il se retrouve à Kowno et franchit le 24 le Niemen. Le 6
juillet il franchit la Dzisna de vive force et atteint Smolensk le 16 août. A Ostrowo, engagé contre l’infanterie russe, il fait 200
prisonniers. Le 7 septembre, à la bataille de la Moskova, il charge contre le 9e corps russe, avant d’anéantir la cavalerie de la
garde Impériale ennemie.
La part prise à la victoire vaut à son étendard sa troisième inscription: "La Moskova 1812".
Présent à Moscou le 14 septembre, le 2e cuirassiers sera emporté dans le désastre de la retraite de Russie. Le 1er novembre
il est à Viazma, le 28 c’est le franchissement de la Bérézina à la fin de l’année 1812 il est à Stettin, réduit à 11 officiers, 23 sous-officiers,
57 cuirassiers.
- 1813 Replié sur Bruncwick, puis Hildersheim en février le régiment est partiellement reconstitué sans son escadron de dépôt (1). Il est
maintenant en compte à la 1ère brigade de la 1ère division de grosse cavalerie. Le 3 avril il franchit l’Elbe, combat à
Reichenbach le 22 mai, à Dresde les 26 et 27 août, le 16 à Wachau puis Leipzig le 18 octobre.
Le 28 octobre 1813 le colonel Morin prend le commandement du 2e cuirassiers. Retraitant sur la France le régiment franchit le Rhin et
est employé à la couverture du fleuve.
(1) En février 1813, le dépôt du 2e cuirassiers de Metz, avec les renforts des dépôts des 1er, 3e et 4e
cuirassiers, entre dans la composition du 15e régiment de cuirassiers. Ce régiment de circonstance se bat durant sept mois dans
Hambourg assiégé par les russes. Fin mai 1814 il regagne Denain où il est dissous.
- 1814: Réorganisé, le régiment forme avec les 3e et 6e cuirassiers la brigade Berckeim et participe à la manouvre de
retraite. Le 4 janvier il est à Kaiserlautern, le 9 à Saint Avold, le 12 à Metz, le 31 à Brienne. Il est à la Rothière le 1er février.
A Champaubert le 10 février, par une charge vigoureuse, il met en déroute une colonne d’infanterie russe. A Vauchamps le 14 février, deux charges
mettent l’infanterie prussienne en déroute.
Ce succès vaudra une quatrième inscription à l’étendard "Vauchamps 1814".
Se repliant sur la capitale il est des dernières escarmouches aux portes de Paris.
Après l’abdication de l’Empereur Napoléon et par décret du 12 mars 1814 de la 1ère Restauration, le 2e régiment de
cuirassiers prend le nom de "Cuirassiers de la Reine", il ne conservera sa nouvelle appellation que dix mois.
LES CENT JOURS:
- 1815: Le 1er mars Napoléon quitte l’île d’Elbe. Le 20 mars il entre dans la capitale. Mais les alliés reprennent les hostilités.
Très vite il faut réorganiser l’armée et chaque régiment reprend son ancienne dénomination. Le 2e cuirassiers reconstitué est
commandé par le colonel Granjean. Il combat le 4 mai à Stenay, le 14 juin à Charleroi le 15 Juin à Waterloo où il charge brillamment les anglais
aux Quatre bras. Puis par Reims, Soissons, Senlis c’est la retraite sur Paris.
Fin Juin 1815, peu après la seconde abdication de l’Empereur Napoléon, le 2e régiment de cuirassiers est dissous.
- 1816: Le 16 juillet, le régiment reconstitué et remis en condition prend le nom de "Cuirassiers Dauphin".
- 1823: Mandaté par le concert des puissances européenne pour aider le roi Ferdinand VII d’Espagne à consolider son trône "Cuirassiers Dauphin"
quitte Epinal le 8 février pour Bayonne. Il franchit la Bidassoa le 27 avril et par Vittoria, Valladolid, Madrid il arrive à Tolède fin mai sans
avoir combattu. C’est ensuite le retour sur Bayonne où il arrive le 19 octobre 1823 et va prendre garnison à Maubeuge.
- 1830: Avec la "Monarchie de juillet" le régiment retrouve son ancienne appellation et redevient "2e régiment de cuirassiers";
il conservera cette dénomination jusqu’en 1991 date de sa dernière dissolution.
LE SECOND EMPIRE:
Le régiment ne prend pas part aux campagnes de l’empire en Italie, Crimée, Mexique ...
Lorsque la guerre de 1870 éclate, le régiment, qui était en garnison à Vesoul, fait mouvement sur Blamont le 2 août 1870. Il est en compte à la
2e division de réserve de cuirassiers du général Bonnemains, il est avec le 3e cuirassiers à la 2e brigade du
général Brauer. Par Saverne, il est poussé sur Haguenau où il arrive le 5 août. Le 6 août il est engagé à la bataille de Frœschwiller et plus
particulièrement à la glorieuse mais vaine charge de "Reichoffen" où son chef de corps, le colonel Rosetti, est capturé.
L’Alsace perdue, le régiment est reconstitué et entre dans la composition de l’Armée de Chalons qui s’enlise à Sedan. Le 2 septembre 1870
capitulation de l’Empereur, le 2e cuirassiers est fait prisonnier et désarmé.
Pour palier à la disparition de l’ancienne cavalerie, un certain nombre de régiments de marche sont constitués dès le 1er août. Les
restes des 2e, 3e, 8e, 9e cuirassiers forment le 24 septembre le 3e régiment de Marche.
Par décret du 4 février 1871 une nouvelle réorganisation est décidée. Le 2e régiment de Marche composé des restes des 1er
cuirassiers, Cent-gardes, cuirassiers de la garde, carabiniers de la garde, prend la dénomination de "2e régiment de cuirassiers".
Durant la période dite de la "belle époque", le régiment tiendra successivement garnison dans de nombreuses villes. Il participera en 1809 au
maintien de l’ordre pendant les émeutes de Vigneux et de Villeneuve Saint Georges dans la région parisienne.
LA GUERRE 1914–1918:
- 1914: A la déclaration de la guerre, le 2e cuirassiers quitte Paris pour Donchery où se rassemble la Ve armée.
Avec le 1er cuirassiers il fait partie de 1ère division de cavalerie, 2e brigade. Le 6 août 1914 il franchit la
frontière belge et s’engage en direction de Liège, Bouillon, Carlsbourg, la Lesse seront les principales étapes du régiment. Le 18 août il
participe à la bataille de Charleroi sur la ligne Geest. Se repliant vers la France, il est le 25 août à Cambrai, il combat le 27 à Heudicourt,
le 28 à Moislans puis retraite vers Paris. Le 6 septembre il est à Nanteuil le Haudoin.
Remis en condition, il est engagé le 7 septembre sur l’Ourcq, participe à l’attaque sur Betz, puis se dirige vers Gondreville, enlève Rosière
tandis que le 2e escadron, mis à pied, chasse de Montépilloy un escadron de hussards allemands.
"L’Ourcq 1914" sera la cinquième inscription à l’étendard.
La poursuite, après l’affaire de l’Ourcq, mène le régiment en Artois dans le secteur de Lens le 3 octobre; il combat à Carvin et Bauvin le 8,
puis au sud de Lille. Relevé le 31 octobre 1914, il est engagé dans la bataille des Flandres, le 2 novembre il est à Verlverghen et le 4 de part
et d’autre de la Douve à Messines.
- 1915: En Artois en janvier, il se distingue à Aix-Noulette et Liévin. Du 17 novembre au 13 février 1916 certains de ses éléments tiennent à
pied le secteur entre Foncquevillers et Bailleulval.
- 1916: Mis à la disposition de la VIe armée, il participe de mai à juin à la bataille de la Somme dans le secteur d’Armancourt et
d’Andechy puis, en octobre, est placé près de Villers-Bretonneux en attente du succès des offensives de la Somme prêt à intervenir.
- 1917: Le régiment est aux tranchées jusqu’en mars au Hamel et au canal de Crozat. Mi–avril il est rassemblé à Fismes, passe l’Aisne le 16
avril et combat au nord est de Soissons du 27 au 10 mai.
- 1918: De juin à mars 1918 il est stationné au camp de Blérancourt où il participe à l’industrialisation du secteur de l’Aisne.
Le 21 mars les allemands lancent leur offensive en Picardie. Le 2e cuirassiers est engagé à Dreslincourt le 24, entre Chaulnes et
Nesle. Obligé de retraiter il résiste le 26 à Hattencourt et à Parvillers puis le 28 à l’Ouest de Montdidier. Le 31 mars c’est la fin de la
bataille de Picardie ou encore "bataille de l’Avre" qui permet d’arrêter la poussée allemande sur Amiens.
Le régiment sera honoré d’une sixième inscription à son étendard: "l’Avre 1918".
Après avoir achevé sa reconstitution au sud de la Marne, le régiment est engagé en mai dans la région de La Fère Champenoise. Le 20 mai il
reprend la ferme Villardelle puis est déplacé dans la région de Chalons sur Marne. Le 15 et 17 juillet le 2e cuirassiers participe
efficacement à l’arrêt de la progression allemande sur Epernay.
Pour les allemands c’est la fin. En effet, le 25 juillet commence la contre offensive. Le 1er corps de cavalerie qui était depuis le
24 juillet à Lucy le Bocage, devant la rapidité du repli ennemi, n’aura pas l’occasion de se mettre en valeur et ne sera pas engagé.
Déplacé vers l’Est, le 2e cuirassiers est le 10 à Mirecourt, prêt à participer à une nouvelle offensive prévue pour le 12. L’armistice
la rend sans objet.
Après l’arrêt des hostilités le régiment est dirigé sur Sarrelouis, le 25 novembre il rentre en France prend garnison à Héricourt, puis à Lyon
où il sera dissous le 15 août 1919.
La GUERRE 1939-1945:
- 1940:
Reconstitué dans les environ de Saumur le 1er janvier 1940, il est sous les ordres du colonel Touzey du Vigier. Il est en compte avec
le 1e cuirassiers à la 5e brigade de la 3e D.L.M. Après des exercices de cohésion en février au camp de Sissonne,
il rejoint la 3e D.L.M au Sud de Cambrai le 8 avril entre Solesmes et le Quesnoy.
Le 10 mai, les allemands entrent en Belgique. Le 10 mai au soir le 2e Cuirassiers, qui à pénétré en Belgique à son tour, s’installe
sur la ligne Thisnes-Crehen (30 kms N.E.de Namur). Le 12, après avoir contre attaqué sur Hanut, le régiment se replie sur Jandreville ayant
perdu 25 chars H39 et 4 Somua. Le 13 et le 14, nouveau repli sur Orbais puis prés de Nivelle. Le 15 le régiment est engagé à Gambloux puis le
16 à Wagnelée où le 2e cuirassiers laisse la presque totalité des chars qui lui restaient. Dans la matinée du 17, les débris du
régiment se retrouvent dans le bois de la Louvière (40 kms SS/O de Bruxelles).
Dans l’après midi du 7, le colonel du Vigier et le reste des effectifs du régiment sont dirigés au Sud de Mons et sont inclus dans le G.M 5 en
formation.
Le G.M 5 continuera le combat de retraite qui, par Monchecourt le 20 mai, Bailleuil-Rochoncourt et Donville le 21, Carvin le 26 mai 1940,
l’amènera dans la région de Dunkerque.
Embarqué début Juin à destination de l’Angleterre les rescapés du 2e cuirassiers débarquent sans matériel à Cherbourg et à Brest. Ils
se retrouveront à Romilly le 10 juin 1940.
Reconstitué avec du matériel de fortune le régiment partiellement rééquipé de Chenillette et de VTT reçoit la mission de renforcer la défense des
rives de la Loire entre Tours et Saint Mars puis de couvrir le repli vers le sud des troupes amies. Aux cours de ces actions le 2e
cuirassiers perd un escadron. Se repliant vers la vallée de la Vienne il atteint Daugé, Nouaillé puis le Clain et la Charente.
C’est à la Roche-Foucauld, que l’armistice trouve le gros du régiment.
Un des escadrons, qui avait été équipé de chars Somua, est employé à tenir les ponts de Pacy-sur-Eure le 10 juin puis se porte sur
Couches. Le 14 juin il est accroché à Deauville, le 15 et 16 il combat à nouveau à Verneuil. Le 18 juin, réduit à un peloton, les restes de
l'escadron se replient et atteignent Thouars le 21. Tout en combattant ils poursuivent leur retraite et rejoignent le 27 le gros du régiment à
Vertallac.
Le 1er août 1940 le 2e cuirassiers est dissous.
- Campagnes de la libération et d’Allemagne:
- 1943: Le 16 septembre à Mercier-Lacombe le 2e régiment de cuirassiers renait par dédoublement du 2e régiment de
chasseurs d’Afrique. Il est en compte à la 1ère division blindée et fait partie, avec le 3e zouaves et le le 1/68e
R.A. du Command-Combat n°1 du général Sudre. Le régiment est à 4 escadrons, 1 de chars légers M5A1 et 3 de chars moyens Scherman.
- 1944: Le 8 août le régiment embarque en deux fractions mais ne quittera le port d’Oran que le 10 à 15 heures.
La plus importante fraction comportant tous les véhicules de combat et de commandement prend place sur le LST 33 navire américain (équipage Grec)
où se trouvent également les véhicules de commandement de l’E.M du CC 1 et ceux de l’Etat-major du 2e cuirassiers.
La deuxième fraction comprenant la majorité des véhicules de service embarque sur le MT "John Brinkinridge".
Le 16 août le régiment débarque à La Natelle, le soir il est à Gonfaron. Le 17, le 4e escadron enlève Le Luc. Le 23 août, après des
combats menés à Aubagne et Gémenos, le 2e cuirassiers entre dans Marseille. Le 29, après le nettoyage de Marseille, le régiment
exploite son avantage vers le nord. Le 31 août il franchit le Rhône à Vallabrégues. Le 3 septembre il participe à la libération de Lyon puis de
Chalon-sur-Saône le 5, Dijon le 10, Langres le 13. Ce sera ensuite les Vosges avec la poussée vers Lure, les combats de Château-Lambert et de
Travexin.
Regroupé le 22 octobre dans la région de Vesoul il est dirigé vers la trouée de Belfort.
Reposé, recomplèté, le régiment pénètre en Alsace le 20 novembre. Il participe à la prise d’Altkich et d’Illfurth le 21, Baarnhaup et Pont
d’Aspach le 29 novembre.
- 1945: Durant 3 semaines, du 20 janvier au 9 février 1945, il sera engagé pour la réduction de la poche de Colmar notamment dans les combats
d’Illzach, de Kingersheim et Richwiller. Après avoir atteint le Rhin à Chalempé le 6 février, le régiment est ramené à Mulhouse où il stationne
jusqu’au 14 avril 1945.
Le 16 avril 1945 il franchit le Rhin à Rastatt. Du 16 au 22 c’est la poussée au Neckar et le Danube avec les prises de Messkirch, Mengen, et de
Sigmaringen. Le 23 avril le 2e cuirassiers entre dans Ulm puis en Autriche par Immenstadt et Aach.
Le 3 mai la fin de la guerre étant proche, le 2e cuirassiers reprend la route de Strasbourg repasse le Rhin à Kehl le 9 mai et
s’installe près de Landau à Rheinzabern.
"Marseille 1944" et "Ulm 1945" seront ajoutés à l’étendard.
EPILOGUE:
Le régiment quittera l’Allemagne le 3 octobre 1945. Il prendra garnison à Châtellerault puis à Angoulême. Il retrouvera l’Allemagne six ans
plus tard pour prendre garnison à Saint-Wendel le 29 juin 1951 puis Reutlingen en juillet 1960. La chute du mur de Berlin va entrainer la
refonte des Forces Françaises en Allemagne.
Le 2e régiment de cuirassiers sera dissous en juillet 1991.
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