Un nommé Andrieux ayant proposé à l’Assemblée nationale de lever des compagnies de chasseurs à cheval sous le nom de "Hussards Braconniers", et le comité militaire et le ministre de la guerre ayant approuvé la proposition, l’assemblée nationale décrète le 9 septembre 1792 la formation de ce corps qui s’organise à Meaux et à Maupertuis. Le premier colonel du corps est Andrieux.
En mars 1793, un escadron des hussards braconniers part de Melun sous les ordres du commandant Taillefer pour se rendre à l’armée du Nord. A l’évacuation du camp de Maulde (près Saint-Amand), cet escadron passe presque en entier à l’armée ennemie. Les autres escadrons, réunis à Liège, font la campagne de Belgique sous les ordres de Dumouriez.
Le 29 brumaire an II (19 novembre 1793), les hussards braconniers sont licenciés et recréés sous le nom de "21e régiment de chasseurs à cheval", toujours sous le commandement du colonel Andrieux.
Fin 1794 (frimaire an III), le régiment est placé sous les ordres du colonel Dupré, et voit arriver un nouveau chef d’escadrons, promis à un brillant avenir: Murat. Le 21e régiment de chasseurs à cheval participe à la campagne de Hollande sous les ordres du général Osten.
En 1795, le régiment rentre en France et est désigné pour tenir garnison à Paris. Cette situation donne au chef d’escadrons Murat l’occasion de se distinguer le 13 vendémiaire an IV, et de rendre un signalé service au général Buonaparte.
Le 11 nivôse an VII (31 décembre 1798), le régiment quitte Paris pour se rendre à l’armée de l’ouest, où il va participer à la pacification de la Vendée.
En l’an VIII, il est envoyé au camp de Dijon, traverse la Suisse et franchit le mont Saint-bernard. Il participe à la campagne d’Italie en 1800, prend une part importante au succès lors de la bataille de Marengo puis, combat à Châtillon, Ivrée, Chiusella, Romano, et participe aux sièges de Peschiera et de Mantoue.
A l’issue de cette campagne, sera inscrit dans la soie de l’étendard le nom de
A Montpellier, le séjour est de courte durée car le 21e régiment de chasseurs, pour contrer la 3e coalition, rejoint l’armée de l’Empereur et pénètre en Allemagne. En septembre 1805, il fait partie du 5e corps de Lannes et avec le 13e chasseurs est en compte à la 5e division de cavalerie légère, 2e brigade du général Fauconnet.
Le 8 octobre, il combat à Wertingen où il enfonce une division autrichienne et prend 2 drapeaux à Nerenstten. Puis il passe le Danube et participe le 20 octobre à la chute d’Ulm. Présent à Austerlitz le 2 décembre 1805, tout comme la 5e division, il n’est pas engagé dans la bataille.
Viendront s’ajouter à l’étendard les noms de
Le 26 décembre 1805 le traité de Presbourg avec l’Autriche donne un peu de répit au régiment mais une quatrième coalition contre la France voit le jour le 1er octobre 1806. Au cours de cette nouvelle campagne il se distingue à Saalfeld le 10 octobre 1806. A la bataille d’Iéna le 14 octobre 1806 le régiment est en compte à la division Treillard, il culbute les troupes russes et prussiennes qu’il poursuit jusqu’à Weimar. Il se distingue lors de la chute de la forteresse de Spandau et prend Prentzlow où Napoléon lors d’une prise d’armes, félicite son chef, le colonel Berruyer, sur le front des troupes. Le 26 décembre 1806, il charge les troupes russes à Pultusk et participe à la poursuite jusqu’à Ostroleka qu’il investit le 16 février 1807. Le traité de Tilsitt, le 9 juillet 1807, met fin au conflit avec les coalisés .
Cette campagne amènera une quatrième inscription à l’étendard
En août 1809, le 21e chasseurs est dirigé sur la péninsule Ibérique avec le 1e corps d’armée commandé par le maréchal Victor. Après une marche sur Bayonne, il entre en Espagne et il arrive aux environs de Victoria dans les premiers jours de novembre. Le régiment ne participe pas à l’expédition portugaise, il combat le 8 août 1812 à Puente de l’Arzobispo et se distingue par plusieurs charges le 18 novembre à Ocana, participant à la mise en déroute de l’armée espagnole. Après cette victoire le régiment pénètre en Andalousie et traverse sans obstacle la Sierra depuis Almaden. En 1810 il combat à Gerbora le 18 février. Le 15 juin 1811, à Albuhera, le colonel Duchastel tue de sa main le commandant de la cavalerie hanovrienne de Lord Beresford. Le 21 juin 1812, le régiment combat aux Arapiles.
Après la défaite de Victoria, le 21 juin 1813, le régiment retraite vers la France et bataille à Orthez le 27 février 1814. A cette date le régiment, toujours commandé par le Colonel Duchastel de Lamartinière, est en compte à la division de cavalerie Reille, brigade Beron. Les escadrons Piala et Leclaire étant à l’aile droite du dispositif français, le troisième escadron est mis à la disposition de la division du général Haripe tenant l’aile gauche. Après les combats les restes du régiment et ceux du 22e chasseurs se replient sur Toulouse où ils combatent le 24 mars 1814.
Il semble que pour palier la crise des effectifs l’Etat-major de l’Empereur ait créé, à partir de 1813, des doublons de certains régiments engagés dans la guerre d’Espagne (probablement reconstitué partiellement à partir du dépôt et l’apport de jeunes recrues) pour les engager dans les campagnes d’Allemagne et de France. C’est ainsi que l’on retrouve nommément cité le 21e chasseurs lors de la bataille de Leipzig le 18 octobre 1813 au 3eC.A du général Quinette puis à Saint-Diziers le 27 janvier 1814 au sein de la division Michault.
Après l’abdication de l’Empereur le régiment est dissous en 1815. Il sera récréé en 1816 sous le nom de "Chasseurs du Vaucluse". Le commandement du nouveau régiment est assuré par le commandant Asselin de Crèvecœur.
En 1825, le régiment des chasseurs du Vaucluse retrouve son ancienne dénomination de 21e chasseurs. Il sera une nouvelle fois dissous en 1826 passant 9e régiment de dragons.
En 1888 le régiment est recréé il tient garnison à Vendôme.