1815 - Les Cent Jours:
Le 1er mars Napoléon quitte l’île d’Elbe et le 20 mars il entre dans la capitale. Mais les alliés reprennent les hostilités. Très vite il faut réorganiser l’armée. Le 14e chasseurs est en compte au 8e corps d’observation du Var sous les ordres du maréchal Brune et ne participe à aucune bataille.
Les campagnes de l’Empire auront valu à l’étendard l'inscription des noms de:
‘"WAGRAM; 1809" - "DRESDE, 1813" - "CAMPAUBERT, 1814" - "MONTMIRAIL, 1814"
Sous la 2e Restauration:
A la chute de l’Empire, les 24 régiments de chasseurs reçoivent des noms de départements. Le 14e chasseurs devient "régiment de chasseurs du Morbihan". Il retrouve sa dénomination initiale de "14e régiment de chasseurs à cheval" en 1825. En 1831, suite à une réorganisation de l’armée il devient "9e régiment de chasseurs" et est recréé aussitôt sous son ancienne dénomination de "14e regiment de chasseurs à cheval".
- 1823:
Pour rétablir le roi d’Espagne Ferdinand III sur son trône, un corps expéditionnaire est placé sous le commandement du duc d’Angoulême. Le 14e chasseurs est en compte au 1er corps du maréchal Oudinot avec les 4e, 10e, et 13e chasseurs. Cette opération qualifiée de "Manœuvre militaire à tir réel" n’engage pas le régiment hormis quelques escarmouches d’avant-garde. En février 1823 le régiment rentre en France et prend garnison à Libourne.
- 1824-1871:
En novembre 1836 le 14e chasseurs est transformé en régiment de lanciers dont il prend le numéro 8.
Le 8 août 1871, avec la suppression des régiments de lanciers, le 14e régiment de chasseurs est recréé à partir du 7e régiment de lanciers. Il tient garnison à Dole.
Guerre 1914-1918:
A la mobilisation, le régiment aux ordres du colonel Baratier est en garnison à Dole. Dés le 31 juillet 1904 il procède à des exercices de mobilisation et le 1er août part en couverture de l’armée en direction de l’Alsace. Il quitte Dole par voie ferrée et s’installe à Mouvillars. Le 4 août, à la déclaration de guerre, le régiment se porte sur Mierbach et entre à Altkirch. Le 1er Escadron est envoyé en renfort auprès de la brigade de Dragons à Jonchery (Territoire de Belfort).
- L’Alsace:
Du 6 au 25 août 1914, le régiment effectue des reconnaissances au cours desquelles il à quelques contacts avec des unités allemandes mais aucun engagement sérieux n'est à signaler.
Transporté par voie-ferrée dans les Vosges il est successivement à Ramonchamp, Remiremont, Chavannes et Pré-du-Rupt avant d'embarquer à nouveau par voie-ferée pour Epernay le 31 août.
- La Marne:
Affecté au corps de cavalerie Conneau, il est employé dès son arrivée à des missions de reconnaissances (à pied ou à cheval) tout en assurant le
service aux tranchées, des gardiennage divers et des missions de circulation qui entraineront des nombreux changements de cantonnements.
Le régiment sera également engagé pour des missions de combat, notamment, le 2 septembre où le 2e escadron assure la défense des passages de l'Ourcq entre Bregny et Neuilly, du 6 au 8 septembre lors de la poursuite de formations allemandes qui l'amène à franchir le Petit-Morin et à s'installer à Lacouarde, ou encore le 2 octrobre où il repousse une attaque ennemie à Boucenois-Frenoy-La Rivière.
- L’Aisne:
Une partie du régiment est transportée en Artois et s’installe dans la région de Souardes où, le 5 octobre, une unité est accroché par l'ennemi et
où le 1er demi régiment, qui est de service aux tranchées à Bienvillers, subit un bombardement qui occasionne de nombreux blessés.
- L’Artois:
Dès sont arrivée, le 13 octobre 1914, le régiment combat à pied à Saint-Amand puis prend le service aux tranchées, mission qu'il assurera jusqu'au 12 décembre. Durant cette période il cantonne à Varlincourt, Menu et Hally.
La Marne:
Le 12 décembre 1914 le régiment embarque à Doullens pour le front de la Marne et sera périodiquement déplacé pour assurer, par roulement d'unités, le service aux tranchées jusqu'à fin octobre 1915.
Au cours de cette période, du 10 mars au 28 juin, il sera placé, avec sa division, en réserve d'armée puis, du 2 au 22 septembre effectuera une période d'instruction et de préparation à une offensive.
- La Lorraine:
Le 25 septembre le régiment se déplace progressivement vers l’Est, puis, après un engagement le 26 dans la vallée de la Barousse, il est à Luneville le 1er novembre et sera, à partir du 10 décembre, aux tranchées dans la fôret de Parroy.
En réserve d'armée du 28 février au 18 avril 1916, déplacé dans les Vosges en juin, il est regroupé le 8 juillet à Thaon en vue de sa dislocution et du dispersement de ses unités qui vont devenir "escadrons divisionnaires":
- Le 1er groupe, 1er et 2e escadron étant intégré à la 52e division,
- le 2e groupe, 3e et 4e escadrons mis à la disposition de la 63e division d’infanterie,
- subsistera du 14e régiment de chasseurs à cheval l’escadron de dépôt en garnison à Pontivy.
Les pertes du régiment durant cette guerre sont de: 20 chasseurs "morts pour la France", 5 disparus et 62 blessés.
Le combats du régiment et ceux que livreront les escadrons divisionnaires apportent à l'étendard du régiment les inscriptions:
"ALSACE, 1914" et "NOYON, 1918"
Le 14e régiment de chasseurs à cheval sera définitivement dissous en 1928.
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