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![]() | 2 février 1868 5 mars 1920 |
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François-Henry Laperrine d'Hautpoul est né le 29 septembre 1860 à Castelnaudary.
Il entre à Saint-Cyr en octobre 1878. Capitaine au 2e régiment de dragons en novembre 1891, attiré par l’aventure, il est volontaire
pour servir en Afrique, participe aux campagnes dans le Sud-Oranais et au Soudan et est fait chevalier de la Légion d'honneur en avril 1892.
En 1897, il recrute et organise les compagnies méharistes sahariennes qui seront officialisées par décret le 30 mars 1902, tout en restant des
troupes semi-régulières.
De 1902 à 1910, il commande le territoire militaire des Oasis.
La conquête du Sahara central sera obtenue par une poignée d'hommes.
L'attitude à la fois bienveillante et ferme de Laperrine fit le reste et amena la soumission des Hoggar, qui étaient jusque-là le groupe réputé
le plus hostile à la domination française.
Le 20 janvier 1904, l'amenokal Moussa-ag-Amastane vint à In-Salah et s'engagea à rendre les pistes du pays si sûres «qu'un esclave portant de l'or
sur sa tête pourrait traverser le Hoggar en toute tranquillité».
Ces succès vaudront à Laperrine le surnom de "pacificateur du Sahara".
Le 6 mars 1903, Laperrine rencontre le Père de Foucauld à l’ermitage de Beni-Abbès. Ensemble ils effectuent plusieurs tournées d’apprivoisement dans le sahara. Leurs objectifs n’étaient pas similaires: le militaire voulait gagner le sahara à la France et le prêtre, le gagner pour le Christ mais une solide amitié allait réunir ces deux hommes.
En 1910, Laperrine quitte le sahara pour prendre le commandement du 18e régiment de chasseurs de Lunéville.
Nommé général de brigade en 1912, il commande au front en 1914 une brigade de dragons et participe aux batailles d’Ypres et de Verdun.
En janvier 1917, Laperrine est rappelé au Sahara par le général Lyautey qui lui confie le commandement supérieur des territoires sahariens.
Général de division en 1918, il est à la tête de la division d’Alger. Alors qu’il prépare le 1er raid aérien Alger–Afrique-Noire, il est
victime d'une panne de carburant et doit se poser dans le Tanezrouf, en plein désert. Après plusieurs jours sans nourriture, il meurt d'épuisement
le 5 mars 1920. Son corps est ramené à Tamanrasset où il est inhumé le 26 avril 1920.
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Quarante trois ans plus tard, le corps du général Laperrine quitte le Sahara et rejoint le tombeau de famille à Carcassonne dans le Tarn. | ![]() |
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La 143e promotion de Saint-Cyr (1956-1958) porte son nom, de même qu'un fort à Tamanrasset, une caserne à carcassonne et de nombreuses rues en France. |
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