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![]() | 13/03/1763 02/08/1815 | ![]() |
Guillaume, Anne-Marie Brune est né le 13 mars 1763 à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. Son père, Étienne, était avocat du roi au présidial de Brive et sa mère Jeanne de Vielbans appartenait à la petite noblesse.
Après sa scolarité au collège doctrinaire de Brive, il quitte sa famille pour Paris afin de poursuivre des études juridiques au collège de France.
A vingt ans, il fréquente des salles de jeux où il perd quantité d’argent et trouve un emploi d’ouvrier typographe pour survivre. A court de ressources, il retourne à Brive en 1787.
Durant ce retour en Corrèze, il entre dans un club littéraire, la "République des Lettres", et écrit dans l’année qui suit un "Voyage pittoresque et sentimental dans plusieurs provinces occidentales de France", qui lui ouvre une carrière littéraire.
De retour à Paris en 1791, il achète une petite imprimerie et devient le rédacteur en chef d’un périodique traitant des affaires de l’Etat débattues à l’Assemblée Nationale. Brune fait alors connaissance de Marat et devient l’ami de Camille Desmoulins et de Danton. Avec et grâce à eux, il embrasse avec ardeur la cause de la Révolution, et sera l'un des fondateurs du club des Cordeliers.
Il s’engage dans la garde nationale de Paris puis au 2e bataillon des volontaires de Seine-et-Oise où il est élu capitaine. En octobre 1791, il est nommé adjudant-major.
Grâce à ses soutiens politiques, sa carrière militaire est foudroyante et dès le 12 octobre il est adjudant-général en chef de brigade surnuméraire. En juin 1793 chargé de réprimer la révolte "fédéraliste normande", il bat le 14 juillet, sur le plateau de Brecourt dans l’Eure, les troupes peu motivées du Marquis de Pulsaye et du baron Wimpfen. Le 18 août il est nommé général de Brigade.
En 1794, il épouse Angélique, Nicole Pierre , mais aucun enfant ne sera issu de ce mariage.
Après un séjour à Bordeaux comme commandant d’Armes , il se trouve sous les ordres de Bonaparte à Paris à l'occasion de la répression de l'émeute royaliste du 13 Vendémiaire (5 octobre 1795). Il le suit en Italie, où il prend la tête avec succès de l'avant-garde de la division Masséna. Après s'être illustré à Arcole et à Rivoli, il est nommé général de division le 17 avril 1797.
Il dirige ensuite l'armée d'Helvétie le 27 janvier 1798. Le 19 septembre, alors qu'il commande l'armée de Hollande, il vainc les Anglo-Russes à Bergen (au nord-ouest d'Amsterdam) et force le duc d'York, général en chef de l'armée ennemie, à une capitulation humiliante.
Conseiller d’Etat le 25 décembre 1799, il est nommé, le 14 janvier 1800, au commandement de l’armée de l’Ouest où il participe à la pacification de la Vendée puis, en juillet, à l’armée de réserve.
Après la victoire de Marengo, Bonaparte le nomme commandant en chef de l'armée d'Italie. Durant cette campagne, Brune remporte en décembre 1800 la victoire de Monzembano qui contraint l'Autriche à signer la paix.
Le 11 septembre 1802, quelques divergences d’opinions font que Buonaparte éloigne Brune en le nommant ambassadeur de France en Turquie à Constantinople.
Le 18 mai 1804 Napoléon Buonaparte devient Napoléon 1er et nomme les maréchaux d’Empire. Le 19 mai 1804 Brune fait partie de cette première promotion et c’est un maréchal d’Empire qui rentre en France fin décembre 1804.
En poste à Marseille, ce n’est que le 24 juin que Brune reçoit la nouvelle de Waterloo. Après avoir remis son commandement au marquis de Rivière, représentant le gouvernement Royal, Brune décide de rentrer à Paris. Au cours du trajet, le 2 août 1815 à 8 heures, il fait halte au relais de l’hôtel du Palais Royal d'Avignon pour changer de chevaux. Reconnu, il décide, devant l’hostilité de la foule de prendre une chambre dans cet hôtel où il sera assassiné par des émeutiers royalistes ce même jour à 15 heures.![]() | ![]() | ![]() |